Sujet :

Jouer contre notre langue  !

Date :

28/02/2012

De Denis Griesmar (courriel : denis.griesmar(chez)orange.fr) 

Mesure anti-pourriels : Si vous voulez écrire à notre correspondant, remplacez « chez » par « @ ».

Jouer contre notre langue  !

« Jouer un autre pays », au lieu de « jouer contre un autre pays » : voilà le type d'anglicisme, peut-être le plus destructeur, celui qui s'attaque à la syntaxe, en ayant l'air de conserver des mots français ...Cela s'ajoute au « tu sais quoi », à la « deuxième plus grande ville », à l'introduction systématique de l'article dans l'apposition, comme en anglais, du style : « M. Dugenou, un Corrézien ordinaire », au lieu de « M. Dugenou, Corrézien ordinaire » ...

Le plus grave, parce pas toujours perçu immédiatement ...

DG

 

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Équipe de France : Jouer l'Allemagne, un gros risque ?

BALLON - À quelques mois de l'Euro, rencontrer l'équipe la plus forte du monde pourrait remettre en cause les seules certitudes que la France a acquises depuis le mondial 2010…

De notre envoyé spécial à Brême,

Laurent Blanc à Clairefontaine

Laurent Blanc lors de sa conférence à Clairefontaine (Yvelines) sur la préparation du match amical Allemagne-France, le 27 février 2012.

FRANCK FIFE / AFP

 

Chaque fois que la jeune équipe de France estampillée Laurent Blanc s’est frottée à une grosse nation du football mondial, elle s’en est joliment sortie. Face à l’Angleterre (1-2) et au Brésil (1-0), il y a désormais plus d’un an, elle avait même réussi à s’imposer avec une certaine maîtrise. Mais là, le challenge est autrement plus costaud. L’Allemagne, c’est « avec l’Espagne, la meilleure équipe du monde », dixit le sélectionneur de l’équipe de France "himself" (Note de l'Afrav : elle-même). En se mesurant au favori pour le prochain Euro mercredi à Brême (20h45), les Bleus prennent le risque de remettre en cause les quelques certitudes acquises depuis le renouveau post-Knysna, comme par exemple cette série en cours de 17 matchs sans défaite. Et de repartir du pays de Goethe et d’Harald Schumacher plus groggy que grandis, à quatre mois à peine de l’Euro.

« C’est un super match à jouer, assure pourtant le « Président ». Dans le sport, à un moment donné, c’est une nécessité d’affronter les meilleures équipes. C’est ce qu’il y a de plus excitant et c’est le meilleur remède pour progresser. Qu’est-ce qu’on risque? Tout le monde nous voit perdant et prendre une tôlée, si j’ose dire. Ça nous fera prendre conscience des choses à améliorer. » Sauf qu’il y a tout juste deux ans, dans les mêmes circonstances, la France se faisait ridiculiser par l’Espagne (0-2) au Stade de France, dans un match qui, rétrospectivement, pourrait être considéré comme le début du cauchemar sud-africain.

Une valise au bout ?

Philippe Mexès, potentiel capitaine de l’équipe de France à l’Euro: « Un match comme celui-là peut nous faire plus de bien que de mal même si le résultat est négatif car on n’a rien à perdre. Que ça se passe bien ou mal, il ne faudra pas faire de bilan, car si l’on gagne 4-0, ça va être l’euphorie, et si on en prend quatre, les gens vont dire que ça ne sert à rien d’aller à l’Euro. C’est se mettre en difficulté. »

Évidemment, il serait exagéré d’affirmer que les Bleus courent vers l’abattoir. Surtout que l’Allemagne, elle aussi, souffre de quelques absents de poids (Schweinsteiger, Götze, Podolski). Mais collectivement, elle a prouvé face aux Pays-Bas (3-0) à l’automne qu’elle était rodée. Ce qui n’est pas le cas de son adversaire, faible offensivement: « Il faut du temps, énormément de temps pour apprivoiser un jeu, justifie Blanc. On n’est pas au niveau des Allemands, à nous de voir si on peut s’y hisser sur un match. J’espère qu’on sera meilleurs (que lors des derniers matchs, face à la Bosnie, les États-Unis et la Belgique), car sinon, il y aura une valise au bout. » Un bagage qu’il serait bien agréable de ne pas avoir à porter pour le grand voyage en Ukraine.

 

Bertrand Volpilhac, en Allemagne

 

 

Source : 20minutes.fr, le mardi 28 février 2012

Possibilité de réagir sur :

http://www.20minutes.fr/article/888115/equipe-france-jouer-allemagne-gros-risque

 

 

 

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Réaction :

Décidemment l'anglais est présent partout, écoles, chansons, films, publicités... et même dans un simple article sur le ballon :
« Jouer un autre pays », au lieu de « jouer CONTRE un autre pays » : voilà un bel anglicisme, un anglicisme hautement destructeur, car il s'attaque à la syntaxe même de notre langue, en ayant l'air, qui plus est, de conserver des mots français ...

Et si on jouait, pour changer un peu, POUR la langue française et non CONTRE elle !

Pasagenoux

 

À vous de réagir...

 

 

 

 

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