Écrire à l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (Arcom), 3e trimestre 2026
Il y a trop d'anglicismes à la télévision. Pourtant, la charte de France Télévisions stipule en son article 39 :
« Le personnel intervenant à l'antenne est tenu à un usage correct de la langue française, conformément aux dispositions de la loi no 94-665 du 4 août 1994. Il s'abstient, à ce titre, d'utiliser des termes étrangers lorsqu'il possède un équivalent en français. »
Protestons contre l'anglicisation ! Pour cela, écrivons régulièrement à l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), dès que nous surprenons un journaliste, un présentateur, un animateur d'émission, etc. en flagrant délit d'anglomanie.
https://www.csa.fr/Mes-services/Alerter-le-CSA-sur-un-programme/formulaire#/ - pour France Télévisions, utilisez le formulaire suivant : - https://www.facebook.com/M%C3%A9diateur-des-programmes-France - pour France 3 : http://www.francetvinfo.fr/nous-contacter/votre-tele-et-vous/ - tél. : 0 890 71 03 03 (0,15€/min) - pour France 4, France 5 : https://www.francetelevisions.fr/et-vous/aide-et-contact/nous-contacter/motif-question-avis - pour Arte : https://www.arte.tv/question/?lang=fr - pour LCP : https://lcp.fr/form/contact - pour M6 : https://etvous.m6.fr/faq/programmes - pour TF1 : https://tf1-et-vous-contact.tf1.fr/ - pour Radio France : http://mediateur.radiofrance.fr/mediateur/ - etc. S'il travaille pour le groupe France Télévisions (France 2, France 3, etc.), pour trouver son adresse électronique, c'est facile, elle se bâtit sur cette structure : prénom point nom @francetv.fr. On peut ainsi écrire à Laurent Ruquier (laurent.ruquier@francetv.fr) ou à Laurent Delahousse (laurent.delahousse@francetv.fr), etc. Il y a également d'autres structures utiles à connaître : Radio France : prénom point nom @radiofrance.com TF1 : initiale du prénom nom @tf1.fr Le Monde : nom @lemonde.fr Le Figaro : initiale du prénom nom @lefigaro.fr Libération : initiale du prénom point nom @liberation.fr Les Échos : initiale du prénom nom @lesechos.fr Etc.
Transcription anglaise sur France TWO !
Madame, Monsieur,
Dans un reportage sur des passagers qui ont empêché que leur avion pris par un pirate suicidaire, ne s’écrase, un reportage diffusé sur France 2 au JT de 20 heures du mercredi 30 septembre 2026, il a été question de la ville de Tabouk, en Arabie Saoudite.
J’ai été surpris toutefois de voir écrit à l’écran à l’anglaise « Tabuk », le nom de cette ville.
En effet, pourquoi avoir favorisé la graphie anglaise de cette ville, alors que la diffusion usuelle et cartographique dans la plupart des encyclopédies francophones (ex. Larousse, Encyclopædia Universalis), des atlas, des revues scientifiques, diplomatiques et historiques, est la forme « Tabouk », la référence consacrée pour la ville, sa province ou l'expédition historique de Tabouk.
Bref, Tabouk est la graphie francophone correcte et naturelle, tandis que Tabuk est la forme anglaise, une forme qui est à éviter dans un contexte francophone.
Cela dit, je vous remercie par avance de bien vouloir signaler cette observation aux équipes de production visuelle, afin que pour la prochaine fois, elles privilégient la graphie française des noms à celle en anglais.
France TWO et LE FLOT d'anglais qui nous submerge !
Madame, Monsieur,
Le samedi 26 septembre 2026, en soirée, je suis tombée par hasard sur un jeu télévisé diffusé sur France 2, un jeu qui se nommait en anglais « The Floor ».
Comment se fait-il que cette chaîne publique, qui a parmi ces missions celle de défendre la langue française, accepte sur ces antennes un tel titre en anglais ?
Bien sûr, pour justifier cette énième gifle donnée à notre langue, vous allez me dire que la chaîne n’y peut rien, car c’est le titre original d’un jeu qu’elle a acheté à une société privée de production, mais alors pourquoi, avant d’acheter les droits de diffusion de ce jeu, n’a-t-elle pas exigé auprès du producteur un titre en français, une exigence qui est possible puisque, pour prendre un exemple, dans les pays anglophones, la série française « Dix Pour Cent », a vu son titre traduit en anglais par « Call My Agent » ?
Les anglophones seraient-ils moins stupides et plus respectueux de leur langue et de leur public que les Français qui n’ont de cesse de se coucher devant l’anglais ?
De plus, les négociateurs de France Télévisions auraient-ils oublié que le client est roi, et que celui qui vend doit se mettre à son service.
Madame Alexandra Redde-Amiel en tant que directrice des Événements et du Divertissement sur France 2 a donc mal travaillé, soit c’est une mauvaise négociatrice, soit c’est une anglomane qui n’a pas envie de défendre les intérêts de notre langue, comme pourtant le cahier des charges de France Télévisions l’y oblige.
Merci de lui signaler cette faute à défaut de lui mettre un avertissement.
Le français pas à la mode sur France 4 !
Madame, Monsieur,
Pourquoi le titre d’un documentaire financé par France Télévisions et diffusé sur France 4, le lundi 21 septembre 2026, contenait-il l’expression anglaise « fashion week » ?
Oui pourquoi cette appellation en anglais dans le titre de ce documentaire et dans la bouche de ceux qui l’ont commenté, alors qu’il y a 50 ans, en 1973, plus exactement, cet évènement est né sous le nom officiel de « Semaine de la mode de Paris », les professionnels l'appelant aussi « Semaine de la haute couture » ou « Semaine du prêt-à-porter » ?
Pourquoi France Télévisions semble préférer suivre le flot de l’anglicisation plutôt que d’essayer de remonter le courant pour faire vivre la langue française ?
Qu'attend l'Arcom pour lui rappeler ses obligations à l'égard de notre langue ?
On n'enregistre pas en français sur France TWO !
Madame, Monsieur,
Dans un reportage sur des agents municipaux soupçonnés de dérapages, un reportage diffusé au JT de 20h de France 2 le mardi 15 septembre 2026, il y a eu une scène de reconstitution d’une intervention policière.
Force m’a alors été de constater que cette scène reconstituée nous a été livrée avec l’abréviation anglaise « REC » (recording) en haut à gauche de l’écran.
Pourquoi le « REC » anglais, me suis-je dit, au lieu du « ENR. » français, alors que pourtant, nous sommes en France, que France 2, qui a créé cette séquence, fait partie du service public de la télévision française et que, qui plus est, elle s’adresse aux Français, un public francophone s’il en est ?
Que fait l'Arcom, la police de l'audiovisuel, pour protéger notre langue des dérapages langagiers des journalistes ?
Quand France 4 fait du France TWO !
Madame, Monsieur,
Le vendredi 11 septembre 2026, sur France 4, en fin d’après-midi, je suis tombé par hasard sur une émission enfantine dont le titre était « OKOO-KOO », prononcé « OKOU-KOU » pour les animateurs.
Cela dit, comment se fait-il que dans une émission prétendument consacrée aux enfants, on prononce deux « OO », « OU » comme en l'anglais, alors qu’en français les deux « OO » se prononcent « O » comme dans les mots « COOPÉRATIVE », « ZOO », « ALCOOL » ?
Vu que le titre de cette émission est dérivé de la marque « OKOO » qui appartient à France télévisions et vu le niveau catastrophique de nos enfants en français, est-il normal que notre télévision publique dont une des missions est d’être une référence dans l'usage de la langue française, participe ainsi à dénaturer notre langue et à jeter la confusion dans les systèmes morphologique, phonétique et orthographique de la langue française ?
Pourquoi l’Arcom, pour éviter ce problème, n’est-elle pas intervenue en faisant remarquer à la direction de France Télévisions qu’il fallait écrire « OKOO » en français « OKOU », comme dans KIRIKOU, pour éviter l’amalgame et la confusion avec l’anglais ?
Y a-t-il vraiment quelqu’un à l’Arcom qui est chargé de défendre les intérêts de notre langue et, ce faisant, le droit au français des téléspectateurs ?
- Si oui, merci de le mettre au travail.
Un deux poids, deux mesures qui ne gêne pas Delahousse, de France TWO !
Dans l’émission « 20h30, le Dimanche » du dimanche 6 septembre 2026, sur France 2, une émission consacrée à Céline Dion, il y a eu une séquence où Jean-Jacques Goldman et Céline Dion travaillaient à la traduction en anglais de la chanson « Pour que tu m’aimes encore ».
L’objet de cette traduction était de pouvoir chanter cette chanson aux États-Unis.
Mais pourquoi, me suis-je demandé alors, traduire en anglais la chanson « Pour que tu m'aimes encore » pour la chanter aux États-Unis, alors que les chanteurs de ce pays ne traduisent pas leurs chansons en français pour les chanter en France, où ailleurs en francophonie ?
Pourquoi le journaliste Laurent Delahousse qui présentait cette émission, ne nous a pas expliqué ce deux poids, deux mesures ?
Serait-il à ce point colonisé par l'anglais qu'il ne se serait même pas posé la question ?
France TWO : demandons un malus pour faute déontologique !
Madame, Monsieur,
Pour éviter l'anglais "fast fashion", la Commission d'enrichissement de la langue française a proposé les mots « mode express » ou « mode éclair », mais à quoi cela sert-il, si les journalistes du service public, censés faire connaître à la population les nouveaux mots français, préfèrent employer les mots anglais ?
Ainsi dit, au JT de 20h de France 2, le mardi 1er septembre 2026, nous eûmes droit à un reportage titré « Un malus pour taxer l’ultra-fast fashion », et les journalistes Jean-Baptiste Marteau et Manon Martel ne furent point gênés d’employer l’anglicisme « fast fashion » tout en ignorant, bien sûr, les équivalents français « mode express » et « mode éclair » !
Puisqu’il était question dans ce reportage de taxer d’un malus les consommateurs de mode express, pourquoi, dans la même optique, ne pas émettre l’idée de taxer d’un malus pour faute déontologique les journalistes de France Télévisions qui ne respectent pas leurs obligations à l’égard de la langue française ?
S’il n’y a pas d’atteinte à la liberté de taxer d’un malus les consommateurs de mode express, il n’y a pas de raison, alors, qu’il y ait une atteinte à la liberté d’expression des journalistes du fait de les taxer d’un malus pour faute déontologique.
Merci de soumettre cette belle idée à qui de droit.
Quid du changement linguistique sur France TWO ?
Madame, Monsieur,
Le samedi 29 août 2026, aux actualités de 20 heures de France 2, la journaliste Florence Griffond qui commentait un reportage sur une cyberattaque qui a visé des millions de propriétaires, a employé le mot « mail », pris dans son sens anglais, au lieu du mot français « courriel ».
Le mot « mail », dans le sens d’adresse-courriel, est même apparu écrit à l’écran au début du reportage.
Une fois de plus, donc, un journaliste, a préféré un mot anglais à un mot français, et cela dans le plus grand mépris de notre droit au français.
Comment se fait-il qu’il y ait autant de légèreté au niveau de la langue française sur une chaîne publique où l’on est censé pourtant être une référence en matière de langue ?
Parce que c'est plus tendance, les journalistes préfèreraient-ils ne parler que du changement climatique sans se soucier du changement linguistique en cours à travers l’anglais qu’on impose partout ?
Qu'attend l'Arcom pour sonner le tocsin ?
France TWO et le processus Orwellien de la réalité autoréalisatrice !
Madame, Monsieur,
Le mardi 25 août 2026, la Rédaction du JT de 20h de France 2 a rendu un hommage à la chanteuse américaine Dolly Parton qui venait de décéder.
J’ai été stupéfait, une fois de plus, de constater combien notre télévision publique était sous influence anglo-américaine au point que lorsqu'une chanteuse américaine, inconnue de la plupart des Français, meurt, elle ait droit à un hommage appuyé comme s'il fallait faire croire aux Français qu'ils la connaissaient !
Nous sommes en plein dans le processus Orwellien de la réalité autoréalisatrice ! C’est scandaleux !
Par contre, force est de constater que le 12 juin dernier, est mort le chanteur de charme francophone, Franck Michael.
Eh bien, ce jour-là, au JT, ils n'ont pas parlé de sa mort, mais de celle d'un peintre britannique, David Hockney !
Ils voudraient nous faire changer de paradigme qu'ils ne s'y prendraient pas autrement !
Qui pour empêcher cette dictature qui ne dit pas son nom ?
Où est l’Arcom pour rappeler à France Télévisions qu’elle a parmi ses missions celle de promouvoir la langue française et la Francophonie et non celle de faire le contraire en ayant les yeux tournés en premier et systématiquement sur le monde anglo-américain ?
France TWO et ses journalistes formatés à l'anglais !
Madame, Monsieur,
La présentatrice du JT de 20h de France 2 du jeudi 20 août 2026, Mélanie Taravant, dans l'énoncé des titres du JT, a parlé du « "come-back" surprise de Harry et de Meghan ».
Autrement dit, on a beau changer le journaliste-présentateur au JT de 20h, ils sont tous formatés à la langue de l'Empire et de l'UE atlantiste !
Le titreur aussi fait partie de l'équipe des formatés à l’angliche puisque nous eûmes droit au « come-back » anglais écrit sur nos écrans dans le titre du reportage tout le long de sa diffusion.
Je remercie tout de même Maryse Burgot qui, commentant le reportage, n'a pas employé l'anglicisme !
Cela dit, pourquoi cet énième entorse au cahier des charges de France Télévisions qui dit pourtant clairement que :
« Elle [France Télévisions] veille à l'usage et au respect de la langue française par le personnel intervenant sur ses services conformément aux dispositions de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 et, notamment, proscrit les termes étrangers lorsqu'ils possèdent un équivalent en français. »
Comment voulez-vous que le citoyen lambda ait envie de respecter la loi, si une entreprise publique comme France Télévisions donne l’exemple que l’on peut l’ignorer en toute impunité ?
Quand France TWO collabore à notre anglicisation !
Madame, Monsieur,
Au JT de 20h de France 2, le samedi 15 août 2026, les journalistes Sonia Chironi et Pierre-Yves Salique étaient tout contents de nous annoncer la médaille d’or de Léon Marchand aux championnats d’Europe de natation à Saint-Denis.
Mais comment ces journalistes peuvent-ils nous parler avec joie d’une médaille d'or française, me suis-je dit, alors que France Télévisions, tout au long des Championnats d’Europe de natation qu’elle a diffusés en exclusivité sur ses antennes, a enterré la langue française avec ses incrustations vidéo en anglais non traduites en français ?
Comment peut-on être content d’une victoire française, alors que d’un autre côté on contribue à la défaite de la langue française ?
Soit, l'anglais est devenu une langue d'occupation, et, pour le moment, ceux qui collaborent à notre anglicisation sont plus nombreux que ceux qui veulent y résister, mais pourquoi France Télévisions, qui est notre télévision nationale de service public, devrait-elle être systématiquement du côté de ceux qui collaborent ?
M6, chaîne privée, mieux que France TWO, chaîne publique !
Madame, Monsieur,
En regardant les championnats d’Europe de natation à Saint-Denis, le 10 août 2026 sur France 2, j’ai constaté que les incrustations vidéo qui apparaissaient à l’écran étaient en anglais non traduites en français.
Pourtant, pour la Coupe du Monde de Ballon de 2026, la chaîne M6 a été capable de diffuser des images avec des incrustations vidéo en français, pourquoi alors, pour les Championnats d'Europe de natation, France Télévisions n'a pas pu faire de même ?
Pour le coup, de toute évidence, France Télévisions ne remplit pas sa mission de défense de la langue française, qu'attend l'Arcom pour la mettre en demeure de la remplir ?
France TWO comme l'Algérie de Tebboune ?
Madame, Monsieur,
Aux actualités de 20 heures de France 2, le dimanche 2 août 2026, il y a eu deux titres en partie en anglais : « Plutôt crème ou ‶stickʺ solaire » et « ‶I loveʺ Belgique » !
Pourquoi l’anglais « stick », alors que l’on pouvait très bien dire en français « BÂTONNET et pourquoi « I love » en anglais, alors que « J'aime » est le mot français que l’on emploie encore en France pour déclarer son amour ?
Comment, s'étonner dès lors, que l'Algérie abandonne le français au profit de l'anglais, alors que notre télévision publique montre son envie, elle aussi, de passer à cette langue ?
Est-ce que ceux qui sont aux manettes de France Télévisions sont comme Abdelmadjid Tebboune, le Président de l’Algérie, est-ce qu’ils ont la haine du français au point de vouloir le remplacer peu à peu, mais sûrement, par l’anglais ?
Les AS ne sont pas du côté de la langue française sur France TWO !
Madame, Monsieur,
En regardant l’émission de Nagui « N’Oubliez Pas Les Paroles » sur France 2, le mardi 28 juillet 2026, en début d’émission, l’équipe des musiciens et des choristes a fait une animation sur la base de cartes à jouer.
Force m’a été alors de constater que les cartes en question étaient, comme par hasard, des cartes anglaises où, entre autres choses, le Roi était un KING marqué « K ».
Bref, pour « N'Oubliez Pas Les Paroles », les ROIS étaient ce jour-là des KINGS !
Mais cela n’est pas anecdotique, hélas, car cela vient après le « FINISH » de « LA FINALE », le « team » des soirées masters » et après, également, le « 100% LIVE » de son émission Taratata !
Qui osera protester contre cette inversion de langues au pays de l'anglais roi ?
Comment se fait-il que France Télévisions qui achète grassement les productions de Nagui au point que ce monsieur a fait fortune grâce à l’argent des contribuables français, comment se fait-il que France Télévisions ne soit pas plus exigeante sur la qualité du français fourni par Nagui, un français qu’il faudrait expurger des mots anglais, même lorsqu’ils sont sur des cartes à jouer, puisqu’il suffit alors d’opter simplement pour un jeu de cartes francophones.
Y a-t-il encore des Résistants dans notre pays, ailleurs que devant les monuments aux morts, prêts à se battre contre l'anglais d'occupation ?
En cela, l’Arcom, la présidente de France Télévisions, les directeurs de chaîne, les médiateurs sont-ils prêts à se saisir des armes qui leur sont offertes : Constitution française, loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, loi Toubon, Cahier des charges , pour venir au SecOurS de notre langue attaquée ?
L'anglicisation sur France TWO, une affaire non encore résolue !
Madame, Monsieur,
Le jeudi 23 juillet 2026, au journal télévisé de 20 heures de France 2, les journalistes Jean-Baptiste Marteau et Diane Schlienger pour un reportage sur deux affaires résolues par des Américains, employèrent le mot anglais « cold cases » en lieu et place de ce que l'on pourrait dire en français par « affaire non élucidée » ou par « affaire non résolue ».
Le terme « cold cases » est même apparu à l’écran, en titre, tout le long du reportage.
Je sais bien que les séries américaines ont une très grande importance dans le changement de mentalité de la population, et que notre langue en subit également les conséquences, mais tout de même, n’y a-t-il pas dans les missions de la télévision du service public celle de jouer le rôle de contre-pouvoir à cette influence ?
Si notre télévision nationale ne défend pas notre droit au français, qui le fera ?
Cela dit, merci à l’Arcom de rappeler à la direction de France Télévisions qu’en tant que télévision nationale du service public, elle a parmi ses missions celle de promouvoir, d'illustrer et de défendre la langue française et non de faire l'inverse en participant à la diffusion d’anglicismes inutiles puisqu’ils ont leur traduction en français ?
Encore lui et son anglais, en toute tranquillité sur France TWO !
Madame, Monsieur,
Dans la présentation des titres du JT de 20 heures de France 2 du dimanche 19 juillet 2026, le journaliste Laurent Delahousse a annoncé la diffusion d'une « STORY Alain Souchon » au sein de son émission de fin de journal, « 20h30 le dimanche ».
« Story » est un anglicisme popularisé par les Américains Snapchat en 2013 et Instagram en 2016 et que le journaliste anglomane Laurent Delahousse emploie, alors que, qui plus est, l'Académie française recommande explicitement d'en éviter l'usage.
Pourtant, le vocabulaire français offre de nombreuses possibilités parfaitement adaptées et élégantes : « Le portrait d'Alain Souchon », « L'histoire d'Alain Souchon », « La saga Alain Souchon », etc.
Ce nouvel épisode d’anglomanie de la part de ce journaliste s'inscrit dans une pratique systématique et usante.
En effet, depuis des années, ce présentateur impose aux téléspectateurs des anglicismes bruts - à l'image de l'emploi du terme « LIVE » dans la même émission « 20h30 le dimanche » -, et cela, bien sûr, en parfaite violation des dispositions de la loi du 4 août 1994 et du cahier des charges de France Télévisions.
Malgré les multiples protestations, signalements et actions en justice engagés contre ces dérives, la direction de France Télévisions fait preuve d'une passivité et d'un laxisme inacceptables. En laissant faire, elle se rend complice de l'altération de la langue française sur une chaîne nationale financée par le contribuable.
Les téléspectateurs sont en droit d'exiger d'être informés dans leur langue.
Que compte faire concrètement l’Arcom pour mettre un terme définitif à cette anglomanie ostentatoire et faire respecter les obligations légales qui incombent à France 2 ?
Léa Salamé, l'anglais à outrance, France TWO, complice !
Madame, Monsieur,
Le mardi 14 juillet 2026 sur France 2, au journal télévisé de 20 heures, pour nous présenter un reportage sur la France qui gagne et sur les Français qui font un carton en Amérique, la journaliste Léa Salamé n’a pas pu s’empêcher d’employer l’expression anglaise « made in France » !
J’ai été étonnée, ce faisant, que l’on puisse parler de la France qui gagne tout en temps participant à faire perdre sa langue. Quelle incohérence, quel manque de rigueur !
Pour rappel, la loi Toubon de 1994 avait eu, entre autres conséquences, que désormais pour l’information des consommateurs, l’origine des produits devait être indiquée en français. C’est ainsi qu’est apparu obligatoirement sur les emballages : « Fabriqué en France », « Fabriqué en Italie », « Fabriqué en chine », etc.
Aujourd’hui, 34 ans après que cette loi a été promulguée, c’est une journaliste du service public de la télévision française, qui, par son anglomanie patente et en toute impunité, fait comme si cette loi n’existait pas, n’existait plus. Quelle honte !
Que penser également du titre en franglais du reportage « Ils font le ‶buzzʺ en Amérique », comme si dire « Ils font un carton en Amérique », « Ils ont du succès en Amérique », etc. relevait d’un effort de recherche insurmontable ?
Pauvre France qui abandonne peu à peu sa langue dans le silence assourdissant de nos médias complices !
France TWO et la promotion de l'anglais (en sous-marin) !
Madame, Monsieur,
Dans les titres de l’actualité que le journaliste Laurent Delahouse nous a présentés au début du JT de 20h de France 2, le samedi 11 juillet 2026, il y a eu une inscription en anglais « TOP CLOSED » prise sur la Tour Eiffel à Paris, pour nous dire qu’à cause de la canicule ce monument serait fermé au public.
Pourquoi, pour nous informer de cela, les réalisateurs de cette séquence ont-ils choisi de faire voir aux téléspectateurs français, un gros plan de ce panneau en anglais ?
Où est, dans cette façon de faire, le respect de la mission de France Télévisions qui consiste à défendre et à promouvoir la langue française ?
Hélas, j’ai la triste impression que France Télévisions se fout de la langue française, les procès en cours contre le « LIVE » anglais de Delahousse et contre les incrustations vidéo en anglais qu'elle a diffusées durant les JO et JOP de Paris 2024 et de Milan-Cortina 2026, en témoignent.
Cela dit, combien de procès faudra-t-il faire à France Télévisions pour annihiler l’influence des anglomanes qui y règnent en maître actuellement ?
On divorce facilement du français sur France TWO !
Madame, Monsieur,
Dans un reportage sur les robes de mariage, un reportage diffusé le jeudi 9 juillet 2026 aux actualités de 20 heures de France 2, la journaliste Émilie Quéno a employé le mot anglais « showroom », alors que depuis le 5 avril 2006, il existe un équivalent français officiel qui est « salle d'exposition » (voir en cela l’officialisation de ce mot sur le site France Terme du ministère de la Culture : https://www.culture.fr/franceterme/terme/COGE405?domaine=0&q=showroom) ?
Est-ce parce que, comme beaucoup de journalistes, elle a divorcé de la langue française, le divorce étant plus tendance aujourd’hui, hélas, que la fidélité ?
Sur France TWO, on n'oublie pas l'anglais même dans « N'Oubliez Pas les Paroles » en français !
Madame, Monsieur,
Vers 19h40, le lundi 6 juillet 2026, alors que sur France 2 je regardais l’émission « N’OUBLIEZ PAS LES PAROLES », je fus surpris de voir le mot anglais « finish » sur un panneau marqué « N’OUBLIEZ PAS LES PAROLES LE FINISH », un panneau qui est apparu à l’écran juste après les dernières publicités diffusées dans l’émission.
Comment se fait-il que ce mot anglais ait été employé, et le soit encore, alors que, qui plus est, il est question de « La FINALE » lorsque Nagui présente cette séquence aux candidats et aux téléspectateurs ?
France 2 ne pourrait-elle pas demander à Nagui, le producteur et l'animateur de l’émission, d’accorder ses violons en faisant mettre « LA FINALE » sur tous les panneaux qui touchent à l’émission ?
Merci d’avance de votre intervention.
Contre les tueurs en série de notre langue du JT de 20h de France 2 !
Madame, Monsieur,
Je saisis l'Arcom concernant un manquement répété de France Télévisions à ses obligations de respect de la langue française. Le 1er juillet 2026, lors du JT de 20h de France 2, la journaliste Léa Salamé a employé l'anglicisme « serial killer » pour présenter un reportage sur des militaires disparus.
Un journal télévisé n'étant pas un espace d'improvisation, ce lancement a été écrit, relu et lu au prompteur. L’argument de la spontanéité du direct ne tient pas : il s’agit d’un choix de rédaction d’employer un mot étranger là où l’équivalent français, connu de tous, « tueur en série », s’imposait.
Le service public a un devoir d’exemplarité. Pour le grand public, la télévision est une référence linguistique majeure. La Commission d’enrichissement de la langue française (CELF), sous la tutelle du ministère de la Culture, publie sur FranceTerme des équivalents officiels pour éviter ces dérives. Il est regrettable que les journalistes de France TV ignorent ce travail et les missions de leur propre cahier des charges.
Si la liberté d'expression des journalistes demeure un droit fondamental, le service public se doit d'être le premier à respecter l'esprit de la loi Toubon, texte d'ordre public et d'inspiration constitutionnelle visant à protéger le droit au français de nos concitoyens.
Je vous remercie de bien vouloir rappeler ces exigences de rigueur linguistique à Léa Salamé ainsi qu'à l'ensemble des équipes de rédaction de France Télévisions.
Veuillez agréer mes salutations distinguées.
Publié par Régis RAVAT le 12 juillet 2026
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Orthographe : sylvie.costeraste@laposte.net




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