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Au sujet du défilé des délégations nationales lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris !

Le vendredi 26 juillet dernier, au tout début de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024, tout le monde l'aura remarqué, lors du défilé des délégations nationales qui s'est fait sur la Seine, sur des embarcations, les bannières indiquant le nom des pays, ainsi que les incrustations-vidéos qui sont apparues sur nos écrans de télévision pour donner le nom des pays, étaient en anglais.

Sauf erreur de notre part, aucun des trois journalistes de France Télévisions, Daphné Bürki, Laurent Delahousse et Alexandre Boyon, qui commentait cet évènement, ne s'en est offusqué.

Bien évidemment, si nous protestons contre cet anglais imposé, c'est parce que, selon la Charte de l'Olympisme, les langues officielles du CIO sont le français et l'anglais et que, de plus, avant que ne commencent les Jeux, il y a eu une forte mobilisation de l'État : délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), ministère des Sports et de la Culture, Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Parlement, etc., pour que les JO de Paris de 2024 représentent une occasion en or de mettre en avant la langue française (sic). 

L'équipe olympique des réfugiés à Paris 2024

Ce que l'on peut reprocher aux journalistes de France 2 qui ont commenté cette cérémonie, c'est de ne pas avoir signalé aux téléspectateurs que les pancartes, en fait, étaient bien bilingues français-anglais, mais que le côté français était à tribord et qu'il était donc invisible pour les cadreurs chargés de filmer l'évènement.

Les journalistes auraient pu donner cette explication à l'antenne, et ils ne l'ont pas fait, une preuve, s'il en fallait une, que la défense des intérêts de notre langue n'est pas leur problème.

Pourtant, il y avait d'autant plus de raisons de signaler ce problème que les pays ont défilé par ordre alphabétique en suivant l'ordre de la langue du pays organisateur, c'est-à-dire le français puisque l'évènement est organisé par la France, cette façon de faire émanant d'une règle du CIO. C'est ainsi qu'à Tokyo, les pays ont défilé dans l'ordre dans lequel les pays apparaissent dans les dictionnaires japonais où tous les noms des pays sont japonisés en utilisant les caractères japonais.

Donc pour le téléspectateur, l'ordre du défilé était partiellement incompréhensible puisqu'il ne voyait que les pancartes en anglais, alors que l'ordre alphabétique des noms des pays, était celui du français (l'ordre en anglais et en français est légèrement différent).

Ainsi, l'Allemagne (Germany, en anglais) est passée juste après l'Algérie.

 

Explications

On ne voyait donc à la télévision, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux, que le côté en anglais des pancartes bleues qui présentaient le nom de chaque pays, car les pancartes étaient rigides et toutes les caméras étaient du même côté de la Seine, du moins lorsqu'il s'agissait de montrer les bateaux sur lesquels il y avait les délégations sportives des pays !

Donc, tout au long du défilé des délégations sportives sur la Seine, on pouvait se demander si l'autre côté des panneaux était en français. En fait, c'était le cas.

Voir la preuve par exemple :

La Corée du Sud côté hors caméra :

La République de Corée à la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024

La Corée du Sud côté caméra, à la vue du monde entier :

La Corée du Sud à la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024

La question est donc de savoir si c'est par hasard que le côté en anglais s'est retrouvé du côté des caméras ?

La réponse est bien sûr que non, bien évidemment, car tout était calculé au milimètre pour réaliser cet évènement, et rien n'a était laissé au hazard.

Et l'anglais nous a été imposé, comme d'habidude, comme il est imposé dans nos écoles, dans nos universités, dans les écrits de nos chercheurs, dans notre langue par le franglais, etc., une imposition en douceur, subliminale, qui ne dit pas son nom, mais une imposition tout de même,une imposition permanente, sans mort apparemment et pourtant une imposition à mort. !

Et pour le cas, l'anglais nous a été mposé par une société filiale du CIO qui a l'exclusivité des images sur tout ce qui doit être filmé lors de JO de Paris.

Rappel :  Le Service olympique de radiotélévision est une agence du Comité international olympique fondée en 2001 dans le but d'être le diffuseur exclusif des Jeux olympiques et paralympiques.

 Wikipédia : Le Service olympique de radiotélévision, en anglais Olympic Broadcasting Services est une agence du Comité international olympique fondée en 2001 dans le but d'être le diffuseur hôte des Jeux olympiques et paralympiques à partir de 2008 et d'assurer la couverture médiatique des Jeux entre chaque édition.
Fondateur : Comité international olympique - Création : mai 2001

Le problème pourrait alors être celui-ci :

Pourquoi France Télévisions travaille-t-elle avec le Service olympique de radiotélévision si cette société ne respecte pas la première langue officielle du CIO, le français et si, de plus, elle ne respecte pas le cahier des Charges de France Télévisions ?

C'est connu, la direction de France Télévisions ne fait rien pour défendre nos intérêts linguistiques.

Par exemple, lorsqu'on lui demande de traduire les titres anglais des séries ou des films en français, elle nous répond que cela est impossible, car ces titres sont des marques déposées. Mais quand on lui demande pourquoi alors cela ne fonctionne pas en sens inverse, comme, par exemple, la série française « Dix pour cent » qui est devenue chez les Anglophones « Call my agent », elle ne nous répond pas. Pourquoi ce deux poids, deux mesures ? 

Ainsi, les dizaines de milliers de spectateurs sur la rive gauche et le milliard de téléspectateurs ont vu le côté anglais, les athlètes (le drapeau étant à bâbord) et les dizaines de milliers de spectateurs de la rive droite ont vu la version française.

À noter que la tribune officielle étant rive droite au Trocadéro, on peut se consoler en se disant que les chefs d'État ont vu la version française, mais est-ce vraiment une consolation de savoir que quelques chefs d'État ont vu les inscriptions en français, tandis que les peuples du monde (le milliard) ont vu la version anglaise ?

 

Énigme : pourquoi le panneau de la Côte d'Ivoire était-il écrit en français ?

Voici l'explication que l'on trouve dans la version anglaise de Wikipédia :

(en traduction automatique) :

« Le nom avait depuis longtemps été traduit littéralement dans d'autres langues, ce que le gouvernement post-indépendance considérait comme de plus en plus gênant lorsque ses relations internationales s'étendaient au-delà de la sphère francophone. C'est pourquoi, en avril 1986, le gouvernement a déclaré que Côte d'Ivoire (ou, plus complètement, République de Côte d'Ivoire) serait son nom officiel pour les besoins du protocole diplomatique et a depuis officiellement refusé de reconnaître toute traduction du français vers d'autres langues dans ses relations internationales. Malgré la demande du gouvernement ivoirien, la traduction anglaise "Ivory Coast" (souvent "the Ivory Coast") est encore fréquemment utilisée en anglais par divers médias et publications. »

La Turquie à la cérérmonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024

C'est un peu comme la Turquie, dont le nom anglais (Turkey) est ridicule (il veut dire ). Donc la Turquie exige depuis quelques années d'être appelée en toute occasion. 

 

Les dessous du CIO

Pendant la quinzaine olympique, les partenaires officiels jouissent d'un monopole intégral, au détriment de toutes autres initiatives.

Même elle. Même la climatisation installée au plafond a eu droit à son morceau de scotch. Hop, disparu, envolé, le nom de ce grand groupe d'électronique qui commence par un S et qui termine par un Y. En acceptant de prêter une partie de ses locaux au CIO le temps des Jeux olympiques de Paris, cette prestigieuse organisation située quelque part dans la capitale (le nom doit rester confidentiel) avait bien l'intention de ranger, pousser quelques tables et passer un coup d'aspirateur. Mais faire la chasse à la moindre marque ? "Ça, non, jamais..." hallucine-t-on dans les couloirs.

C'est ainsi : le Comité international olympique a ses sponsors officiels, et quand il débarque quelque part, il les chouchoute jusque dans les distributeurs de savon des toilettes. La convention impose que "toute publicité ou identification ou marques tierces à celles des partenaires de marketing" soit "supprimée ou masquée". En début d'année, une équipe du CIO est donc venue faire le tour du propriétaire pour lister ce qu'il fallait absolument cacher à l'intérieur du bâtiment avant le début des épreuves.

Le rapport d'audit, que franceinfo a consulté, fait au total une cinquantaine de pages. La marque des ascenseurs ? "A masquer". La marque de l'horloge digitale ? "A masquer". La marque du distributeur de café ? " A masquer". La marque des téléviseurs des salles de réunion ? "A masquer". La marque du presse-agrume sur lequel les salariés se ruent habituellement le matin ? "A masquer" aussi.

« Le CIO exige et nous on s'exécute »

Cette employée revoit encore la petite équipe allant de pièce en pièce, en train de photographier la moindre box internet, le moindre panneau, le moindre interrupteur. "C'est comme si quelqu'un venait chez vous et prenait les clés de votre maison pour en faire ce qu'il veut, raconte-t-elle. Ils nous ont dit qu'ils feraient des contrôles une fois par semaine." Selon les interlocuteurs que franceinfo a interrogés, le Comité international olympique est jugé au mieux comme un partenaire "intransigeant", au pire "épuisant". "Le CIO exige et nous on s'exécute", résume, las, l'un d'eux, qui préfère taire son identité.

« C'est une organisation qui vient se plaquer sur une organisation déjà existante, et qui impose ses propres règles. C'est de la folie. »
Un colloborateur anonyme à franceinfo

Et quiconque s'aventurerait à les utiliser à titre promotionnel ou commercial sans autorisation devra passer à la caisse. "La protection des biens olympiques est assurée conjointement par le CIO et le comité d'organisation local des Jeuxassure à franceinfo l'institution du sport mondial. Cette collaboration permet d'assurer la surveillance, la détection et l'intervention en cas de contrefaçon de manière globale, rapide et efficace."

Communiquer autour des Jeux olympiques est donc une épreuve en tant que telle. La ville de Roubaix n'a ainsi pas eu le droit de rebaptiser son parc des sports en "parc olympique", comme elle le fait pourtant depuis trois ans dans le cadre de ses activités estivales proposées aux enfants. "On a rapidement compris qu'on était en train de faire une connerie, explique-t-on à la mairie. En deuxième choix, on a proposé 'village olympique' aux organisateurs. Ça a encore été un non."

« Franchement, où est la concurrence ? »

Finalement, va pour la troisième option, on ne peut plus neutre : "village d'été". Ce qui fait dire à une source à la mairie de Roubaix : "Je regrette qu'on nous bride sur ce type de détails car la population qui profite de nos activités n'est pas celle qui ira à...

(...)

 

Il y a 1 an... Les Jeux de la Francophonie !

Il y a un an, France 2 occultait les 9e Jeux de la Francophonie !

Alors qu'aujourd'hui les journalistes de France 2, Anne-Sophie Lapix et Laurent Delahousse en premier, passent des heures et des heures à nous parler des JO de Paris 2024, force a été de constater que le vendredi 28 juillet 2023, ils ont été TOTALEMENT MUETS sur l'ouverture des 9e Jeux de la Francophonie à Kinshasa en RDC, la République Démocratique du Congo.

Eh oui, cet évènement très important pour la francophone a été totalement occulté des informations du 20h de France 2 !

Par contre, anglomanie oblige, nous avons eu droit, ce jour-là, à un reportage en Afrique anglophone, en Afrique du Sud, plus précisément, où de riches Américains nous expliquaient en anglais leur joie de participer à la « sardine run » !

9e Jeux de la Francophonie à Kinshasa, France 2 n'en parle pas

Où est, dans cette façon de donner l’information, le respect du cahier des charges de France Télévisions tiré du décret n° 2009-796 du 23 juin 2009 qui dit dans son préambule, entre autre élément, que la télévision de service public a vocation à constituer la référence en matière de promotion de la langue française ?

Est-ce qu’occulter un évènement francophone majeur au profit d’un reportage qui se passe en Afrique anglophone, c’est participer à la promotion de la langue française ?

 

Par Ilyes Zouari

Contrairement aux Jeux du Commonwealth, largement relayés par les médias britanniques, et comme pour leur dernière édition de 2019, les Jeux de la Francophonie 2023 font l’objet d’une censure totale des grands médias hexagonaux destinés à la population française, qui se démarquent ainsi de ceux des autres pays francophones du monde, y compris outre-Atlantique.

Au-delà des habituels beaux discours officiels, l’hostilité des milieux politiques et médiatiques français à l’égard de la vaste francophonie ne fait désormais plus aucun doute, et va même en s’aggravant parallèlement à une fuite en avant européiste et atlantiste.

Une censure totale et systématique

Depuis leur lancement il y a presque une semaine, le 28 juillet dernier, dans un stade réunissant près de 80 mille spectateurs à Kinshasa, aujourd’hui plus grande ville francophone du monde avec ses plus de 15 millions d’habitants, les Jeux de la Francophonie 2023 n’ont toujours pas bénéficié de la moindre couverture médiatique de la part de l’ensemble des grands médias nationaux français de la télévision (TF1, France 2, France 3, M6…), de la presse écrite (Le Figaro, Le Monde, Libération, Ouest-France…) et de la radio. Des médias à ne pas confondre avec ceux essentiellement destinés à l’étranger, comme France 24, TV5, RFI ou encore le Monde Afrique, dont le contenu diffère parfois considérablement de celui destiné à la population française, victime de nombreuses censures (Jeux de la Francophonie, sommets de la Francophonie, agression et pillage rwandais de l’est de la RDC, manœuvres militaires russes en Algérie, visite de chefs d’État africains en Russie, part écrasante des pays d’Europe de l’Est dans les aides françaises au développement…).

Ainsi, et sur les quelques dizaines d’heures de journaux télévisés accumulés depuis le 28 juillet dernier, et sur les centaines d’articles publiés par les grands quotidiens nationaux, aucune seconde ni aucune ligne n’a été consacrée à ce grand événement sportif francophone international, même pour les médailles remportées par des Français. Et ce, tout comme pour la précédente édition des Jeux de la Francophonie, organisée à Abidjan en 2019. Une censure qui est donc également appliquée par les chaînes de télévision publiques et les nombreuses chaînes de radio du groupe public Radio France. Ainsi, et au lieu de couvrir le lancement des Jeux, le 28 juillet dernier, le journal de 20h00 de France 2 a préféré consacrer un long reportage de 4 minutes et 18 secondes à la très « intéressante » migration des sardines en Afrique du Sud. Incroyable mais vrai. Autre exemple : deux jours plus tard, la très ancienne et célèbre émission hebdomadaire sportive, Stade 2, diffusée sur France 3, n’a daigné accorder aucune seconde à ce grand évènement francophone sur les 52 minutes et 54 secondes d’antenne !

 

Réagir !

Pour lutter contre l'anglomanie de France Télévisions et son peu d'entrain à vouloir défendre nos intérêts linguistiques, il n'y a, hélas, que la justice, pour lui faire entendre raison.

Nous nous y préparons, mais, en attendant, vous pouvez écrire aux responsables de France Télévisions pour protester contre les incrustations-vidéos en anglais qui apparaissent sur nos écrans de télévision chaque fois qu'une épreuve sportive des JO y est diffusée, les accuser de ne pas avoir exigé auprès du CIO, la double traduction français-anglais comme la Charte olympique les y invite.

Pour cela, vous pouvez écrire à ces adresses (formulaire en ligne) :

https://www.francetelevisions.fr/et-vous/aide-et-contact/nous-contacter/motif-question-avis

 - https://www.francetelevisions.fr/et-vous/aide-et-contact/la-mediation-des-programmes-de-france-televisions-2287​

https://www.csa.fr/Mes-services/Alerter-le-CSA-sur-un-programme/formulaire#/

 




Publié par Régis RAVAT le 02 aout 2024

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