Le 19e Sommet de la Francophonie !
La France accueillera le XIXᵉ Sommet de la Francophonie les 4 et 5 octobre 2024.
En marge de ce sommet qui se tiendra en partie au Château de Villers-Cotterêts, près de Paris, une conférence de presse sera organisée par l’entremise du Haut Conseil International de la Francophonie pour dénoncer les dérives actuelles.
Ce haut conseil rassemble des intellectuels de haut niveau provenant de divers pays francophones, mais la conférence qui est prévue risque fort d’être sabotée par les autorités qui craignent qu’elle perturbe le sommet prévu et qu’elle mette le projecteur sur les incohérences, voire les trahisons des politiques linguistiques des pays de la francophonie du Nord.
Déjà, le Haut Conseil annonce que la réservation des salles n’est pas garantie et qu’il lui faudra peut-être envisager de tenir la conférence à Paris dans un lieu qui reste à définir, alors que l’échéance se rapproche. Les ennemis sont puissants et disposent de tous les leviers pour imposer leurs décisions, comme on a pu le voir lors des jeux olympiques !
Des vidéos pour comprendre !
Il s’agit ici de porter à votre connaissance l’existence d’une série de vidéos concernant la langue française et la francophonie et qui cible un vaste auditoire composé des citoyens de pays francophones et plus particulièrement les professeurs de français, les professeurs de français langue étrangère, mais, surtout, les professionnels qui travaillent au sein d’institutions qui se préoccupent, de près ou de loin, d’étendre et de maintenir l’influence de la langue française dans les institutions internationales, telles que la francophonie institutionnelle, les académies de la langue française, les bureaux d’action culturelle, les agences de développement économique soutenues par les pays francophones du Nord dans des théâtres d’opération non francophones, les sociétés de défense et d’enrichissement du français et enfin, en priorité, tous les responsables politiques dont les décisions peuvent avoir des conséquences sur l’évolution de notre langue, sur l’évolution de sa diffusion et sur l’attrait de son apprentissage par les peuples non francophones.
Ces vidéos dont la durée varie entre 30 et 50 minutes sont publiées mensuellement par le site québécois « Impératif français » et vous pourrez les trouver à l’adresse suivante :
https://imperatif-francais.org/serie-de-videos-sur-la-langue-francaise/
Pourquoi visionner ces vidéos ? Quel intérêt présentent-elles ? Quels sont les buts recherchés ?
Avant toute chose, nous devons remettre dans la tête des gens que la langue française est la composante essentielle des nations francophones et qu’elle est l’un des facteurs essentiels susceptible de nourrir la créativité des francophones. Comme toutes les autres langues, la langue française est un puissant facteur d’identité. En attaquant la langue, nos adversaires veulent faire de nous des êtres sans appartenance et sans racines, des êtres interchangeables et jetables. La dictature sur les esprits est en bon ordre de marche avant qu’elle ne devienne une dictature sur nos corps et sur l’ensemble de la société. La détérioration de notre langue préfigure notre mise en esclavage en nous retirant la possibilité de formuler une révolte éventuelle. La dégénérescence qu’elle subit dans la plupart des pays francophones du nord préfigure notre effacement sur la scène internationale. La profusion des anglicismes et des mots anglais non traduits en français est la fleur de lys infamante et le révélateur de notre déclassement. Si une petite fraction de nos sociétés en a pleinement conscience, la plupart de nos compatriotes dorment encore et sont inconscients de leur vassalisation progressive. L’absence de réaction contre le démantèlement progressif des démocraties européennes est significative de l’état d’abêtissement et d’hébétude des sociétés occidentales.
Comment expliquer que les Polonais veulent être désormais des Américains si ce n’est par une propagande massive organisée par l’hégémon du moment accompagnée d’une surdose de langue anglaise, de films et de publicités étatsuniennes depuis plusieurs décennies ?
La dissolution de l’identité est la première étape vers la colonisation, voire l’esclavage… Les peuples francophones occidentaux et bien d’autres également sont sous occupation mentale, ils sont la cible d’une véritable colonisation des esprits et il leur est difficile de se dépêtrer du carcan imposé par des institutions qui ont été créées par des acteurs extérieurs aux nations concernées.
N’oublions pas que dans les pays francophones du Nord, nous sommes ignorés par la presse poubelle, par les merdias, pardon les « médias », sauf au Québec. La presse francophone, plus particulièrement en France, en Suisse ou en Belgique s’auto-censure sur tous les sujets ayant un rapport avec la langue française et la francophonie qui sont exclus, bannis, interdits d’entrée, ostracisés ! Il est évident que les journalistes ont reçu des ordres auxquels ils ne peuvent déroger sans risquer leur place.
Avant toute chose, nous devons gagner la bataille des idées auprès des gens éveillés qui devront ensuite entraîner derrière eux ceux qui décident pour eux et qui agissent globalement contre leurs intérêts directs. Dans le but de nous asservir, des intérêts puissants ont pris pour cible la langue française afin de la dénaturer dans un premier temps et de la détruire comme ciment des sociétés francophones.
Il faut prendre conscience des facteurs qui ont fait reculer de manière spectaculaire l’influence qui s’exerçait par le biais de la langue française dans tous les domaines avant la seconde guerre mondiale. Il nous faut comprendre pourquoi les peuples francophones occidentaux et bien d’autres également sont sous occupation mentale, qu’ils sont la cible d’une véritable colonisation des esprits et qu’il leur est difficile de se dépêtrer du carcan imposé par des institutions qui ont été créées par des acteurs extérieurs aux nations concernées.
Il y a 20 ans, le remarquable film québécois « Nouvelle-France », de Jean Beaudin, sortit en France dans l’indifférence générale et en l’absence de toute campagne de presse sauf au Québec, et cela en dépit de la présence de vedettes internationalement connues. Il est évident que les journalistes ont reçu des ordres auxquels ils ne peuvent déroger sans risquer leur place. L’impérialisme linguistique anglo-saxon n’est qu’une des facettes de l’impérialisme tout court avec toutes ses conséquences funestes sur l’épanouissement et la créativité des peuples francophones.
Le principal problème est l'état d'esprit des citoyens. Il faut tout d'abord accepter une propagande d'affaiblissement, puis devenir faible et enfin défendre cette faiblesse comme étant normale. Ce n'est qu'ensuite que des lois peuvent être adoptées pour entériner et consolider cette faiblesse comme étant normale. Dans le film « 300 », une partie du gouvernement a été corrompue par des traîtres. Le roi alors, déchiré entre la loi et l'action nécessaire, demande conseil à sa reine :
« Que doit faire un roi pour sauver son monde, quand les lois mêmes qu'il a juré de protéger l'obligent à ne rien faire ? »
Alors, elle lui répond :
« Il ne s'agit pas de savoir ce que doit faire un citoyen spartiate, ni un mari, ni un roi. Demande-toi plutôt, mon très cher amour, ce que devrait faire un homme libre ? »
Se libérer de l'oppression est d'abord un état d'esprit, puis y parvenir est une question de méthode, de stratégie. Atteindre le premier stade est le plus difficile, le second en découle.
Mon but est d’ensemencer les esprits. Aucune action visant à un changement ne peut être entreprise que lorsqu’on est convaincu de sa nécessité. Ceux qui vivent dans l’indifférence des problèmes affectant le français compromettent leur avenir et celui de leur descendance à moins qu’ils ne soient des acteurs stipendiés pour nous imposer un statut d’infériorité structurelle vis-à-vis d’un nouveau suzerain qui est ivre de domination et de pouvoir, c’est-à-dire l’hégémon anglo-saxon du moment qui veut régner sans partage dans tous les domaines de l’activité humaine. Ceux qui n’ont que peu ou aucune interface avec les pays étrangers et qui n’ont des nouvelles que leur version télévisée, vivent dans l’indifférence de ce problème. Comme disait Aragon, ceux-là prirent conscience qu’ils n’avaient plus rien à l’exception de leur langue quand leur pays était sous occupation étrangère. Sans doute faudra-t-il des événements exceptionnels pour obtenir une réaction d’une large masse des populations anesthésiées par les médias de grande diffusion. En attendant, faisons le choix d’alerter les gens éclairés, ceux qui ont conscience de leur rôle de citoyen. Individuellement, nous ne sommes rien mais on n’arrête pas une force collective qui connait ses priorités et qui va dans le bon sens de l’histoire, du progrès et du vrai développement.
Le visionnage des vidéos vous aidera à entrer en résistance !
Charles DURAND
Communiqué du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie
Urgences françaises en vue du
Sommet de la Francophonie d'octobre 2024
Le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie, créé le 18 juin 2020 (en 2024 : 38 associations 198 personnalités membres), a suivi avec intérêt le voyage officiel du Premier ministre Gabriel Attal au Canada et au Québec. Il salue les engagements forts souscrits au nom de la France et du Québec par les Premiers ministres des deux pays frères en faveur de la protection et de la promotion du français partout, d'abord dans leurs deux pays.
L'année 2024 est marquée par d'autres évènements très importants pour le français : 30 ans de loi Toubon, élections européennes post-coup d'État de la Commission faisant de la langue anglaise une « langue commune » donc de travail unique au mépris des Traités européens et du statut de langues de travail du français et de l'allemand, Jeux olympiques d'été en France, Sommet de la Francophonie en octobre, le 4 à Villers-Cotterêts et le 5 à Paris. Le Haut Conseil appelle donc le gouvernement français à rester cohérent avec les engagements généraux souscrits au Québec, en :
- Facilitant le vote de la proposition de loi sur le français, en partie inspirée par la loi 14 votée en 2022 par le Québec en sursaut, et déjà soumise par le Haut Conseil au Parlement français,
- Faisant, post-Brexit, du français (et de l'allemand avec l'appui de Berlin ?) -dans les institutions européennes, un enjeu des élections de juin,
- Évitant qu'aux Jeux olympiques le français, langue olympique faisant foi, et officielle du pays hôte, soit (vraisemblablement ?) débordé par l'anglais,
- Présentant au Sommet d'octobre un ensemble de mesures en faveur du français et de la Francophonie de nature à écarter la crainte légitime de nos partenaires de devoir constater le désintérêt du gouvernement français.
Le Haut Conseil suggère en outre au président de la République présentant le 4 octobre à ses invités la Cité internationale de la langue française, par lui inaugurée le 30 octobre 2023, d'épargner à lui et à la France la honte et le ridicule de reconnaître que la première institution internationale heureusement prévue dans ce haut lieu si symbolique, l'Alliance européenne pour les technologies des langues ATLT-EDIC, devrait y travailler en anglais ! Il doit être encore temps pour déclarer le français langue principale et faisant foi et recourir à la traduction par les services compétents du donneur d'ordres à la Commission européenne à Bruxelles...
Pour le Haut Conseil, son secrétaire général Albert Salon, ancien ambassadeur, président d'honneur d'Avenir de la Langue française, membre de DLF et de l'AFRAV.
Contact : avenirlf@laposte.net
Le communiqué complet avec les signataires
Lettre du HCILFF au président Macron !
À Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République,
55, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris
Monsieur le Président de la République,
Le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) constate que les Jeux Olympiques ont eu, sur la cause qu’il défend, deux effets révélateurs de votre « en même temps » :
Le premier effet est le triomphal succès des Jeux dans l’organisation, la sécurité, les performances des athlètes, notamment français battant tous records. Marseillaise, nos drapeaux, public français enthousiaste, fierté portée et criée par notre peuple. Monsieur le Président, nous vous en félicitons sincèrement. Vous avez adopté ces Jeux, puis suivi dans le détail leur conception, préparation, déroulement. Vous les avez voulus vôtres : ils sont donc aussi votre succès.
Mais leur deuxième effet, sous-jacent, discret, largement occulté par les médias, s’avère hélas néfaste pour notre cause. Il semble que vous ayez voulu, bien au-delà de l’idéologie olympique, faire passer par ces Jeux, dans les cérémonies d’ouverture et de clôture, un message politique plus personnel, critiqué par ailleurs, qui nous paraît desservir la cause du français et de la Francophonie.
En ce qui concerne la langue française, votre gouvernement nous avait, en 2023, annoncé qu’il saisirait cette magnifique occasion de redonner au français sa première place à la fois de langue olympique et celle du pays hôte. Or, était en seul anglais tout ce qui était écrit et filmé par les caméras de télévision à l’intention de plus d’un milliard de téléspectateurs. En dépit des promesses reçues, et d’une résolution votée par l’Assemblée nationale. Dans le défilé des bateaux, les caméras n’ont pu filmer que le bâbord où les pancartes désignant les pays étaient en anglais...Plus grave : athlètes et spectateurs présents ou devant leur télévision, n’ont eu, de toutes les épreuves sportives, que des présentations et résultats écrits en anglais, sans français. Donc, pour le monde devant l’écran, peu de différence avec les JO antérieurs très anglicisés. Quant à l’oral, les œuvres chantées diffusées firent une bonne place à l’anglo-américain. Les commentateurs en français des épreuves ont dû nommer en anglais diverses disciplines modernes (« skateboard »...), alors que les commissions de terminologie animées par la DGLFLF avaient bien travaillé. Impossible de s’aider de la lecture de mots français puisque tout l’écrit était en seul anglais...Pourquoi les versions françaises produites n’ont-elles pas été mises à leur disposition avec prière de les utiliser ?
Monsieur le Président, cette langue française coupée aux Jeux nous rappelle votre campagne de 2017 : les « helpers ; start-up nation », la conférence en seul anglais lors de votre présentation à Berlin, à l’Université Humboldt. Puis, au long de vos mandats, discours en anglais jusqu’en France, et tous vos « French Tech ; Choose France »...Jusqu’à la diffusion de votre jeu de mots « Once ippon a time...». Un président français devait-il jouer les bardes médiévaux « grand-bretons » pour immortaliser en conte de fées l’ippon triomphal de Teddy le « Winner » ? : Cela nous rappelle surtout votre très grave refus de fait de saisir, au 1er semestre de 2022, l’occasion de votre tour de présidence du Conseil européen des chefs d’État pour lui faire rétablir la place reconnue au français et à l’allemand dans la législation de l’UE. Mme U. von der Leyen, l’avait bafouée, en 2020, post-Brexit, dans son coup État (1er sur 4 !), en déclarant l’anglais « langue commune » de la Commission. Votre Secrétaire d’État nous avait pourtant rassurés deux fois par écrit en 2020 et 2021. Donc : déjà désaveu, mépris, forfaiture, trahison, subis par nos associations, les traducteurs, votre administration même, et – surtout – par le français, la France, la Francophonie. Résultat : l’anglais règne en maître, dans les institutions de l’UE. Et Mme v.d. Leyen contestée vient d’être réélue à la Commission, sans opposition française...
Autre redoutable effet actuel de votre « en même temps » dans nos domaines : cette Cité internationale de la LF à Villers-Cotterêts. Vous avez adopté dès 2017 (merci !), l’ambitieux projet lancé en 2001 sur place par nos associations. Il est aujourd’hui le superbe élément positif, physique, de votre mantra dans ce domaine, censé compenser...tous les effets néfastes évoqués. Or, à l’instar des JO, la réussite physique bien tangible de la Cité s’accompagne d’un détournement de l’esprit d’origine. Conçu par nous comme un bel instrument (23 000 m2 utiles) de coopération internationale pour la mondiale Francophonie - ce mot ayant hélas été rayé de notre intitulé - le projet semble aujourd’hui destiné à rester le beau musée interactif de 2 000 m2, sorte de mausolée de la langue française. Mépris de fer, mépris flambard à l’égard de nos associations – d’ailleurs occultées dans votre discours d’inauguration - et surtout de la cause. La Commission européenne doit y installer l’Alliance pour les technologies des langues. Pouvons-nous encore espérer qu’elle n’aura pas, dans ce temple-mausolée du français, comme langue de travail (prescrite dans une offre publique d’emploi du directeur), le seul anglais ? ... Pied-de-nez ?!
Monsieur le Président, tout cela est aussi votre « succès ». Ces faits et pratiques néfastes confortent en effet en Europe la voie royale de l’anglais pour porter un pouvoir euro-atlantique dont nos peuples ne sont pas tous friands...
Le Sommet de la Francophonie d’octobre 2024 entendra louanges et comptes rendus flatteurs sur ces JO et la Cité internationale, voilant les mauvaises nouvelles du français et de la Francophonie mondiale. En vue de ce Sommet, ALF travaille à des manifestations pacifiques, et le Haut Conseil à présenter - en contre-point positif ! – une autre politique d’État bien nécessaire à notre cause.
Veuillez, Monsieur le Président, recevoir l’expression de notre fervent espoir de retrouver bientôt à l’Élysée – par un nécessaire changement radical de votre « logiciel » ?? - un pouvoir suprême servant les intérêts fondamentaux du pays.
Le français et la Francophonie en sont : cela fut fort brillamment illustré depuis François 1er, jusque dans notre dernière grande époque 1958-74.
Pour le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie, son cofondateur Georges Gastaud, professeur de philosophie, Président d’un mouvement progressiste et de l’association CO.U.R.R.I.E.L ; et son cofondateur et Secrétaire général Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, cofondateur et président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF).
Et les 51 autres signataires associatifs et personnels, dans le relevé ci-joint.
Note : Veuillez trouver en annexe la liste des 38 associations et 195 personnalités membres du HCILFF, avec les qualités des signataires.
Publié par Régis RAVAT le 25 septembre 2024
0 personne aime cet article.
Orthographe : sylvie.costeraste@laposte.net






Identification
Veuillez entrer vos identifiants..
Créer un compte