Une victoire au tribunal contre l'affichage bilingue français-anglais !
Bravo à Diego Pulido, étudiant à l'Université de Bordeaux et adhérent de l'Afrav, qui, au tribunal administratif, a fait condamner son université à supprimer l'affichage bilingue de l’ensemble de la signalétique de son campus, et cela, en vertu de l'article 4 de la loi Toubon :
« Lorsque des inscriptions ou annonces [...], apposées ou faites par des personnes morales de droit public ou des personnes privées exerçant une mission de service public font l'objet de traductions, celles-ci sont au moins au nombre de deux. (...) »
Et la jurisprudence sur cet article commence à s'étoffer : 1 - Contre la mairie de Nîmes au sujet des descriptifs en bilingue français-anglais des monuments historiques (TA de Nîmes, Association FRancophonie AVenir, 28 avril 2015, n° 1301699) : https://www.francophonie-avenir.com/Archives/Rendu-de-l-affaire-Afrav-Mairie-de-Nimes.pdf 2 - Contre la Communauté de communes de Vaison-Ventoux au sujet de la signalétique en bilingue français-anglais des bennes à déchets (TA de Nîmes, Association FRancophonie AVenir, 13 octobre 2023, Association Francophonie AVenir, n° 2102680) : https://www.francophonie-avenir.com/Archives/Rendu_de_jugement_dans_l-affaire_contre_la_Communaute_de_communes_Vaison-Ventoux-au_sujet_de_l-affichage_bilingue-octobre-2023.pdf 3 - Contre la mairie de Villeneuve-Lès-Avignon au sujet des panneaux signalétiques en bilingue français-anglais de la place Charles David (TA de Nîmes, 20 septembre 2024, Association Francophonie AVenir, n° 2202791) : https://www.francophonie-avenir.com/Archives/Rendu-de-jugement-dans-affaire-sur-l-affichage-bilingue-pratique-par-la-Mairie-de-Villeneuve-Lez-Avignon-le-20-septembre-2024.pdf 4 - Contre l'affichage bilingue de l'Université de Bordeaux (un affichage en contradiction avec l'article 4 de la loi Toubon), procès gagné par un adhérent de l'Afrav avec l'Afrav (TA de Bordeaux, 19 décembre 2024, Diego Pulido, n° 2305195) : https://www.francophonie-avenir.com/Archives/Rendu_de_jugement_dans_l_affaire_des_panneaux_bilingues_de _l_Universite_de_Bordeaux_le_19_12_2024.pdf Continuons à faire grandir cette liste tant que nos décideurs n'auront pas compris que la France n'est pas un pays bilingue français-anglais, qu'elle n'a qu'une seule langue commune et officielle : la langue française et que sa langue internationale est le français dans le respect du plurilinguisme et non dans l'emploi du seul anglais, la langue de la première puissance militaire et d'espionnage du monde.
L’université de Bordeaux condamnée à supprimer son affichage bilingue !
Amoureux des Lettres, un étudiant a fait condamner l’université de Bordeaux à supprimer l’anglais de l’ensemble de la signalétique de son campus en vertu de la loi Toubon, qui défend l’emploi de la langue française.
Par Marie-Hélène Hérouart, Le Figaro Bordeaux - Publié le 19 février 2025
Il cite Alexandre Dumas père et Jules Verne, « lit depuis qu’il est petit », aime à consulter la rubrique « dire, ne pas dire » de l’Académie française et se prépare à devenir professeur d’Histoire.
Diego Pulido, désormais 22 ans, étudiait le droit en L2 à l’université de Bordeaux quand il a décidé d’agir contre « les anglicismes » qu’il honnit.
À l’époque membre de la commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU), le jeune homme avait choisi de dénoncer les affichages franco-anglais du campus et les « trop nombreux cours donnés en anglais », via un recours gracieux.
Puis, face à « l’indifférence de la présidence » et son refus de considérer la loi Toubon qui requiert que les affichages publics soient strictement en français ou qu’ils présentent au moins deux traductions, il a fini par saisir la justice avec l’appui de l’association Francophonie Avenir.
Le 19 décembre, l’université de Bordeaux a été condamnée par le tribunal administratif à mettre en conformité les panneaux signalétiques et les affichages de l’université.
Diego Pulido se réjouit de la décision du juge et insiste : « Nous ne pouvons pas nous laisser envahir par les anglicismes ». « Je suis attaché à la défense de la langue française, car notre culture passe aussi par notre langue, a fortiori dans une université qui est censée nous former », développe le jeune homme, qui partage la vocation de Daniel de Poli, chasseur d’anglicismes et terreur bienveillante de la presse francophone.
À l’université de Bordeaux, qui justifie la signalétique franco-anglaise installée en 2014 pour « renforcer la visibilité internationale de l’établissement », l’amoureux de la langue la plus romantique du monde rétorque : « Les étudiants étrangers qui viennent sur ce campus n’apprennent rien du français parce que tout y est traduit en anglais. J’ai eu l’occasion d’étudier en Espagne : il n’y avait aucune traduction et je ne crois pas que d’autres pays s’amusent à traduire leur signalétique. »
L’université de Bordeaux « prend acte de la décision de justice ». Elle annonce que les mentions en anglais seront retirées de tous les affichages par les agents du service du patrimoine de l’institution. Un choix privilégié à l’affichage en trois langues, car le remplacement de la signalétique du campus coûterait « plusieurs dizaines de milliers d’euros ».
Seuls les affichages des « bâtiments emblématiques du Domaine du Haut Carré et Station Marne » feront exception à cette règle, car un « affichage en français, en anglais et en espagnol y était prévu de longue date et s’inscrit dans une démarche de rayonnement international de l’université », précise l’université.
Marie-Hélène Hérouart, Le Figaro Bordeaux
Source : lefigaro.fr/bordeaux, le mercredi 19 février 2025Possibilité de mettre un commentaire à cet article en allant sur :
Publié par Régis RAVAT le 20 février 2025
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Orthographe : sylvie.costeraste@laposte.net





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